L'actualité

Réouverture des services

Réouverture des services

Les services de la Régie RNNESP et de la Réserve Naturelle Nationale Etang de Saint-Paul rouvriront le jeudi 29 novembre 2018.

Cette réouverture se fait néanmoins sous réserve des éventuelles perturbations qui pourraient être signalées, notamment au niveau de la circulation.

La direction de la Régie RNNESP.


L'agence française de la biodiversité soutient le projet de restauration de la prairie humide

L'agence française de la biodiversité soutient le projet de restauration de la prairie humide

L'Agence Française pour la biodiversité a sélectionné le projet de restauration de la prairie humide de Savanna présenté par la Régie RNNESP dans le cadre de l’appel à projets « Initiatives pour la reconquête de la biodiversité dans les outre-mer » en avril 2018.

La Régie RNNESP lancera la restauration de la prairie humide en 2019 sur une superficie de 4.71 ha, pour reconquérir la biodiversité et rétablir la fonctionnalité de ce site. Cet objectif est important pour la Réserve Naturelle ; il est inscrit dans le Plan de Gestion 2015-2020 de la RNN. Il s’inscrit aussi plus largement dans l’axe 2 et l’objectif 2.1 de la Stratégie Réunionnaise pour la Biodiversité 2013-2020 : « Restaurer les habitats d’espèces patrimoniales – Faune et Flore ».

Les travaux correspondent à la seconde phase du projet de restauration initié en 2012 ; ils consistent en l’arrachage des EEE arbustives, soit à l’aide d’une pelle mécanique « araignée » pour les individus de grandes dimensions, soit à l’aide d’outils manuels pour les individus les plus petits.

Le projet présenté sera ainsi soutenu financièrement par l’AFB, à hauteur de 16400 euros.


La Fête de l'Etang Saint-Paul, le programme est sorti !

La Fête de l'Etang Saint-Paul,  le programme est sorti !

La Réserve Naturelle Nationale de l’Etang Saint-Paul ouvre les festivités de ses 10 ans avec l’organisation de la première édition de la fête de l’Etang Saint-Paul, le 24 et 25 mars 2018. Cette première édition de la fête de l’Etang Saint-Paul a pour but de valoriser la plus grande zone humide des Mascareignes et porter à la connaissance des Réunionnais et des touristes de passage à La Réunion, toutes les richesses naturelles, culturelles et humaines (savoir-faire) présentes sur ce territoire d’exception.  Elle vise également à fédérer l’ensemble des acteurs  (habitants, associations, partenaires publics et privés) ayant un lien fort avec l’Etang Saint-Paul. Cette fête est voulue comme un grand rassemblement des forces vives de l’Etang Saint-Paul.

Cette manifestation cherche également à célébrer la nature et les liens qu’entretiennent les Réunionnais avec elle.  Cette fête qui se veut populaire, s’inscrit dans une démarche en faveur de la protection de l’environnement et de la biodiversité, d’où la volonté de proposer des activités de découverte de la nature sous différentes formes durant les deux jours. Ainsi se sont une quarantaine d’animations qui sont proposées gratuitement sur les deux jours dans les villages installés le long du Tour des Roches, Savanna et l’aval de l’Etang Saint-Paul.

De nombreux temps forts ponctueront ces deux jours de fête avec notamment une programmation dédiée pour le jeune public (ateliers, contes, spectacles de marionnettes…), et l’opération « Chemin lé lib » avec le Tour des Roches réservée aux modes de transports doux le dimanche 25 mars de 9h00 à 17h00 entre l’école primaire de la Grande Fontaine et le parking de Bassin Vital.

La Fête de l’Etang Saint-Paul est une vraie invitation au voyage pour tous au cœur de la perle verte de l’Ouest !

Retrouvez ici le programme de la fête ici.

Pour faciliter vos stationnements, deux parkings dédiés gratuits sont sont à votre disposition
Coté nord : parking du Parc expobat

Coté sud : Grotte des Premiers Français

Pour une démarche éco-responsable, des navettes bus sont à votre disposition gratuitement sur les deux jours à partir de 8h30 jusqu'a 17h30 (18h30 le dimanche). Vous pouvez en bénéficier depuis les parkings et chaque village.

 


 


Travaux : conforter la présence de Stuckenia pectina

Travaux : conforter la présence de Stuckenia pectina

La Régie RNNESP vient d’intervenir pour ré-ouvrir le canal prolongeant en aval côté montagne le lieu-dit « Moulin à eau ». Cet espace présentait un fort risque d’atterrissement (débris d’origine anthropique et naturelle, végétalisation croissante par des Espèces Exotiques Envahissantes,…) alors même qu’on y trouve une gravière propice à Stuckenia pectinata (anciennement Potamogeton pectinatus). Après une première intervention 2017 pour enlever les songes et autres végétaux exotiques envahissants une nouvelle action de restauration vise à permettre l’accroissement de la taille de cette population.

Contrairement aux travaux effectués précédemment, Stuckenia pectinata était déjà présente sur le site d’intervention, ce qui rendait nécessaire un travail entièrement manuel pour permettre une action plus fine. En pratique, deux trajets de prospection ont d’abord été menés depuis les bords du canal afin de vérifier ou d’identifier les points de présence.

Ensuite, les différentes portions du canal ont été ouvertes de la façon suivante :

1 -  En l’absence de S. pectinata 

  • Sur les rives : coupe à blanc avec enlèvement des rhizomes côté réserve et simple coupe d’éclaircissement côté montagne, ce afin de conserver des zones d’ombrage favorables au repos notamment des crustacés.
  • Dans le canal : Progression en remontant le courant. Enlèvement des EEE flottantes et enracinées. Pas d’intervention particulière sur le substrat.

2 – En présence de S. pectinata :

  • Sur les rives : coupe à blanc avec enlèvement des rhizomes dans la mesure du possible des deux côtés au niveau des points de présence ainsi qu’à 1 mètre en amont et en aval, afin de ralentir la refermeture du milieu à ces endroits clés et favoriser la dispersion de S. pectinata.
  • Dans le canal : Progression en remontant le courant. Enlèvement des EEE flottantes et enracinées, avec évitement des spots de S. pectinata ; Puis passage dans ces plants avec des outils de terrain sélectifs afin d’éviter l’arrachement ou l’écrasement mais permettre l’enlèvement des branchages, feuillages et déchets anthropiques. Pas d’intervention particulière sur le substrat.

Enfin, les différents débris, déchets ou plantes extraits du canal ont été récoltés et amenés sur un site de stockage à proximité pour séchage en attendant leur enlèvement. Le site restauré est ainsi propre à accueillir le public.

Pour rappel, même si elle pousse dans l’eau, Stuckenia pectinata est une phanérogame - soit une plante à fleurs et avec des racines – et non pas une algue. Cette espèce indigène est classée CR à l’échelle de la Réunion, c’est-à-dire en danger critique d’extinction et elle est protégée par arrêté ministériel du 27 octobre 2017.


La nouvelle mouche des fruits : Bactrocera dorsalis

La nouvelle mouche des fruits : Bactrocera dorsalis

Depuis avril 2017, une nouvelle espèce de mouche des fruits est arrivée dans notre île : il s'agit de la mouche orientale des fruits Bactrocera dorsalis, originaire d’Asie du Sud-Est, très dangereuse pour nos mangues mais aussi pour de nombreuses autres espèces de fruits et légumes.

Les mouches des fruits se reproduisent en déposant plusieurs dizaines d'œufs à l'intérieur des fruits. Au bout de quelques jours, les œufs donnent naissance à des asticots qui se nourrissent de la pulpe du fruit. Puis s'enfouissent dans le sol avant de se transformer en mouches adultes. Ce cycle dure moins d'un mois et génère des milliers de nouvelles mouches.

La meilleure solution pour se protéger des mouches des fruits est de les empêcher de se reproduire en détruisant les fruits piqués tombés au sol. Il suffit de ramasser tous les fruits tombés au sol, pour les placer dans un sac poubelle bien fermé. Puis laisser le sac pendant 15 jours au soleil pour tuer les œufs et les larves. Enfin, videz le sac au pied des arbres car cela apporte un bon compost gratuit pour votre terrain.

Afin de mieux orienter les usagers et de leur apporter de plus amples conseils un document a été réalisé par les services de l'Etat, les acteurs de l'agriculture et la Régie RNNESP. Vous pouvez le télécharger ici.


Un réseau de surveillance de la Bactrocera dorsalis

Depuis la détection de la Bactrocera dorsalis, le service des Affaires Agricoles de la Régie RNNESP travaille activement en partenariat avec l’interprofession (DAAF, Chambre d’Agriculture, FDGDON, les agriculteurs…) à la mise en place d’un réseau de surveillance renforcé sur la commune de Saint-Paul. 

Bactrocera dorsalis est une espèce tropicale extrêmement polyphage avec un spectre de plus de 300 plantes hôtes (cultivées et sauvages). La mangue et le piment, cultures pivots de la RNN Etang de Saint-Paul, font partie des hôtes de ce ravageur. Le service Agricole des Affaires Agricoles a pris grand soin d’établir un réseau de surveillance spécifique à la RNN Etang de Saint-Paul, qui s’inscrit lui-même dans un réseau global de surveillance à l’échelle du département.

L’ensemble des agriculteurs de la RNN Etang de Saint-Paul sont concernés par la détection de cette nouvelle mouche car ils craignent pour la productivité de leur exploitation. Avec le concours des exploitants treize pièges ont été disposés sur la zone de protection modérée de la RNN Etang de Saint-Paul, où les activités agricoles y sont autorisées, (cf carte). Un bilan complet de la situation phytosanitaire sera établi au niveau de l’ensemble de l’île pour juin 2017 par l’interprofession afin de développer une stratégie collective impliquant aussi bien les professionnels du secteur agricole que la population réunionnaise. 

Pour rappel, il est notamment demandé aux personnes qui possèdent ou gèrent des arbres fruitiers ou cultivent des légumes, de ramasser l’ensemble des fruits et légumes tombés au sol, de les enfermer hermétiquement dans un sac poubelle et de laisser ce sac exposé pendant au moins 15 jours au soleil en le maintenant toujours fermé. Passé ce délai de 15 jours, les résidus peuvent être compostés.


Une signalétique renouvelée

Une signalétique renouvelée

 Conformément à l’action  du plan de gestion 2015-2020 de la Réserve Naturelle Nationale, la signalétique sur le périmètre de la RNNESP a été renouvelée depuis le mois d'avril 2017.

Cette signalétique se compose :
- de panneaux réglementaires (rouge et orange) intégrant des flashcodes renvoyant au décret de création de la Réserve. Les panneaux rouges permettent d'identifier les limites de la zone de protection intégrale (dit Coeur de Réserve) et les panneaux orange indiquent la zone de protection modérée (dit Périphérie de Réserve). Par ailleurs, afin de porter au regard de tous la législation relative au dépôts sauvages des déchets, des panonceaux spécifiques ont été installés au dessous des panneaux réglementaires ;

- des bi-mats d’entrée et de sortie de réserve, marquant ainsi territorialement les limites de la Réserve Naturelle. Les informations sont en français et en anglais ;

- des flèches directionnelles vertes avec le logo des réserves naturelles, permettant une meilleure navigation au coeur de la réserve indiquant les sites et patrimoines à découvrir.

Cette signalétique sera complétée dans le deuxième semestre 2017 par des panneaux informatifs sur différents sites tels que le moulin à eau, le pont des anglais ou encore  Bassin Vital.


Des travaux pour un étang plus vivant !

Des travaux pour un étang plus vivant !

Dans le cadre de son activité au sein de la RNN Etang de Saint-Paul, le service pour la Conservation et Biodiversité (SCB) assure des tâches diverses permettant entre autre d'assurer la continuité hydraulique, de favoriser la conservation des milieux ou encore les différentes pratiques de ses usagers.

En accord avec ces objectifs, l'équipe SCB a travaillé cette semaine principalement sur trois sites :
- Le Canal Ti' Pierre (voir photos ci-dessous), situé au niveau du Pont de la Grande Fontaine, avec la reconstruction de la surface d'eau et la lutte contre la flore aquatique invasive, son nettoyage en profondeur avec l'enlèvement des déchets ainsi que le contrôle de la flore rivulaire;
- Le canal Gaby, selon les mêmes modalités mais avec un accent mis sur la lutte contre la persicaire (Persicaria poiretii), espèce particulièrement présente sur cette section et dont les nombreuses ramifications amplifient l'atterrissement du secteur;
- Le canal moulin à eau, à travers la lutte principalement contre la prolifération du Cyperus papyrus afin d'assurer  la continuité hydraulique.

Ces actions de gestion sont effectuées en alternance, en fonction de l'accessibilité du site qui varie avec la hauteur d'eau. Certains sites demandent ainsi une hauteur d'eau suffisante pour pouvoir y travailler (canal Gaby), tandis que les travaux sur d'autres sites seront plus faciles à effectuer avec moins d'eau (canal moulin à eau).

L'équipe SCB travaille au quotidien pour vous et pour notre RNN Etang de Saint-Paul !


La carte des travaux en cours


L’exposition itinérante avec l’Ecole Louise Siarane de Saint-Paul.

En septembre dernier, l’école primaire Louise Siarane, située sur les bords de l’Etang Saint-Paul et la Régie RNNESP ont signé une convention partenariale ayant pour objectif la création d’une exposition itinérante à destination du jeune public.

Ayant pour thème la connaissance (mi koné), l’amour (mi’ aim) et la protection (mi protéz) de l‘Etang Saint-Paul, cette future exposition qui sera inaugurée lors des journées européennes du patrimoine 2017 sera à disposition de l’ensemble des établissements scolaires du premier degré, bibliothèques et médiathèques de l’île sous forme de prêt temporaire.

Ce projet d’établissement réalisé avec plus de 300 élèves s’est construit en trois phases : la première consistait à une visite guidée thématisée (faune, flore, histoire...) à pied ou kayak. Au total se sont plus d’une dizaine de visites guidées qui ont été assurées entre octobre et décembre 2016.

Dès la rentrée scolaire de février 2016, la deuxième phase a été mise en place, en classe avec l’écriture des textes de chaque poster. Entre mars et août la conception graphique de l’exposition est réalisée et elle sera inaugurée en novembre 2017.


L'actualité du service des affaires agricoles

L'actualité du service des affaires agricoles

Convention pour une agriculture durable autour de la Réserve

Un planteur du Tour des Roches se lance dans l’agriculture saine avec l’appui de la Réserve Naturelle Nationale Étang Saint-Paul. Jean-Fred Edmond a signé une convention ce mardi 28 novembre avec l’administration de la Régie RNNESP.

Jean-Fred Edmond cultive la volonté de faire autrement en respectant l’environnement. Sur une parcelle d’environ 2 500 m2 il entend, avec l’appui de la RNNESP « expérimenter la diversification agricole » prenant en compte le développement durable. Cela suppose le bannissement des intrants, pesticides et autres produits chimiques. « Il est important de savoir quels types d’agriculture s’adapte le mieux au milieu. Ce qui pourrait ensuite aider d’autres agriculteurs et les guider dans le choix de leur production », souligne M. Edmond, insistant sur la nécessité de produire une agriculture saine.

Cette « nouvelle façon d’utiliser la terre » (…) et d’en prendre soin fait la fierté de l’administration de la régie Réserve Naturelle Nationale Étang Saint-Paul. D’autant que cette méthode « offre en récolte » la santé des consommateurs et « celle » de l’étang. « Nous sommes fiers de cette volonté conjuguée des jeunes et de la Réserve de travailler en bonne entente », souligne le Maire de Saint-Paul, Joseph Sinimalé, par ailleurs président du conseil d’administration de la régie. « Notre réserve naturelle, au service de la population de Grande Fontaine, Bouillon, Laperrière, et de Saint-Paul en général, est un outil au service aussi de tous les agriculteurs et ceux qui se préoccupent du développement durable ».

En présence de Joseph SInimalé, Président de la Régie RNNESP, Virginie Péron, vice-présidente la régie RNNESP et du directeur, Pascal Hoarau, une convention a été signée avec Jean-Fred Edmond. Celui-ci y voit « un partenariat gagnant-gagnant ».


La valorisation des déchets : notre action récompensée

Le projet de valorisation des déchets verts issus de la filière coco mené par la Régie Réserve Naturelle Nationale Etang de Saint-Paul (RNNESP) a été récompensé d’un prix lors des Trophées de l’Innovation organisé par l’ARMEFLHOR (Association Réunionnaise pour la Modernisation de l’Economie Fruitière, Légumières et Horticoles).

Ce projet initié en 2016 a pour objectif la valorisation d’un déchet produit en quantité substantielle (1 000 m3/an) sur le territoire de la réserve et à fort potentiel (isolant thermique et phonique, combustible, paillage agricole, substrat de culture…). Avant la mise en place de ce projet, l’essentiel des déchets verts issus de la filière coco de l’Etang Saint-Paul se retrouvait sur les abords de la Réserve sous-forme de dépôts sauvages, dégradant le cadre de vie et constituant des foyers de prolifération de rats. De plus, la collecte et le traitement de ces déchets constituent des dépenses conséquentes pour l’intercommunalité. 

Ce projet consiste à l’installation d’un point de collecte dédié exclusivement aux peaux et feuilles de coco, accompagné d’une communication auprès des acteurs de la filière (producteurs, « casseurs de coco », revendeurs…) afin de les sensibiliser aux possibilités de valorisation des déchets générés par leur activité. Après la collecte, les déchets sont transformés à l’aide d’un broyeur. Ainsi, par le biais de l’économie circulaire les déchets verts issus de la filière coco sont désormais valorisables et disponibles pour tous (acteurs de la filière et population).

En 2017, ce projet a pris de l’ampleur avec le concours du Pôle Développement Durable de la municipalité de Saint-Paul. Désormais, le site de transformation absorbe également les déchets verts issus des opérations de gestion de la réserve. 

1.  2. 3. 4. 

1. Matière première à valoriser. 2. Broyage des matières premières 3. Broyat 4. Stockage du broyat.

Crédits photos : Régie RNNESP


Des jardins ecocitoyens, des mains vertes pour demain

La commune de Saint-Paul, très vaste commune de France, comporte un grand nombre de jardins privés, où les administrés cultivent principalement des plantes ornementales et dans une moindre mesure un potager. Ces cultures sont confrontées à une pression phytosanitaire de plus en plus grande, favorisée notamment par les activités agricoles intensives environnantes, l’urbanisation et les échanges croissants que l’île de La Réunion entretient avec l’extérieur. 

Le fer de lance de la politique agricole nationale, avec le projet Ecophyto, est la réduction de moitié de l’usage des intrants de synthèse, car leur utilisation induit des conséquences aussi bien sur l’environnement que sur la santé des usagers. Or une partie des matières actives des pesticides de synthèse homologuées en agriculture est utilisable par les citoyens lambda sous une formulation non-professionnelle. Tous pesticides appliqués, dans un jardin ou un champ, finissent par être lessivés et affectent ainsi la qualité des eaux de l’île, notamment utilisée pour l’alimentation des réseaux potables. 

Afin de préserver la qualité de l’eau, but d’intérêt général, la Régie Réserve Naturelle Nationale de l’Etang Saint-Paul (RNNESP) en partenariat avec la Mairie de Saint-Paul, a élaboré la charte des Jardins Ecocitoyens. Les administrés de la commune de Saint-Paul volontaires peuvent ratifier la charte des Jardins Ecocitoyens. Celle-ci constitue un engagement à agir au sein de leur espace cultivé en tant qu’écojardinier en adoptant un comportement pour la consolidation de la biodiversité, pour la préservation de la ressource en eau et pour renforcer la fertilité des sols de façon durable. En échange de cet engagement, le Service des Affaires Agricole de la Régie RNNESP apporte toute son expertise notamment en matière de techniques alternatives à l’usage des pesticides de synthèse, et de dynamisme d’interactions entre les espèces de faunistiques et floristiques (agroécologie). De plus des moyens de luttes alternatifs aux pesticides de synthèse (piégeages des insectes, fumier organique…) sont proposés les agents de la Régie RNNESP en fonction des problèmes phytosanitaires majeurs identifier dans les jardins des administrés engagés dans ce projet.

L’engagement des administrés volontaires consiste à suivre au moins une action pour chacun des thèmes suivants, soit au moins trois accords au total. Toutes les actions sont à retrouver ici.

Les premières chartes ont éte remises cette semaine par la vice-présidente de la Régie RNNESP et conseillère municipale en charge de la politique environnementale, Virginie Peron, ainsi que le directeur de la Régie RNNESP et conservateur de la Réserve naturelle, Pascal HOARAU et les membres du service agricole.

Pour devenir un écocitoyen, prenez contact avec nous au 02 62 70 28 88 ou par courriel à accueil@reserve-etangsaintpaul.fr. 

 
Monsieur et Madame Hoarau de Sans-Souci récompensés pour leur engagement par Virginie Peron.


Les époux Thiaw-Toc de Crève-Coeur reçoivent des mains du directeur la charte


Madame Courtois de Saint-Gilles-les-Hauts heureuse d'être devenue une écocitoyenne.


L'actualité du service biodiversité et conservation

L'actualité du service biodiversité et conservation

Observation des limicoles lors de la journée mondiale

Les limicoles (du latin limus : la boue, le limon) sont des oiseaux « échassiers » ayant de longues pattes qui leur servent à se déplacer sur le sable et la vase en quête de leur nourriture. Se sont des oiseaux migrateurs qui font une halte de quelques semaines ou quelques mois à La Réunion, avant de repartir pour l’Europe centrale, l’Asie, ou la Sibérie pour certains. Certaines espèces, comme le Chevallier guignette, le Courlis corlieu, et le Bécasseau cocorli sont observées très régulièrement à La Réunion, toujours en petits groupes ou individus isolés.

Les agents de la Réserve Naturelle ont participé les 4 et 5 novembre 2017 aux quatrièmes journées mondiales d’observation des limicoles, pendant lesquelles des centaines de bénévoles ont scruté les rivages et les zones humides de la planète pour mieux connaître et mieux protéger ces oiseaux.

A La Réunion, les ornithologues professionnels et amateurs ont scruté aux jumelles une vingtaine de sites littoraux, de ravines et d’étangs. Les limicoles observés ont été identifiés et dénombrés, et les données ont été transmises aux scientifiques de l’association WaderQuest (pour plus d’information : www.waderquest.org, en anglais).


Le recrutement post-larvaire

Les espèces de poissons et de crustacés indigènes de l’Etang Saint Paul sont caractérisés par un cycle de vie complexe partagé entre le milieu marin et l’Etang Saint Paul. Ces espèces sont diadromes : amphidromes ou catradromes. L’amphidromie est le mode de vie le plus répandu, il est observé pour l'ensemble des macro-crustacés, les gobiidés (cabots bouche-rondes, loche, cabot rayé), les éleotridés (cabots noirs), etc. Le cycle de vie de ces espèces débute à l’Etang Saint Paul avec l’éclosion des larves. Celles-ci dévalent ensuite passivement jusqu’à l’océan. Après une vie larvaire marine pouvant durer plusieurs mois, les post-larves colonisent l’Etang. Elles s’y développent jusqu’à leur maturité avant de se reproduire à leur tour. Le second type de diadromie est la catadromie, observée chez les kuhlidés (poissons plats) et les anguillidés (anguilles). Contrairement à l’amphidromie la reproduction a lieu en mer. Après une phase marine larvaire dispersive, les poissons catadromes colonisent l’Etang au stade de post-larves. Ils restent en eau douce jusqu'à atteindre leur maturité sexuelle et retournent ensuite se reproduire en mer. Le cortège piscicole peut être complété dans les zones d’embouchure et l’Etang Saint Paul par des espèces marines qui pénètrent sporadiquement dans les eaux douces. Le lien entre les eaux douces et le milieu marin est essentiel pour la réalisation du cycle de vie complet de la faune piscicole diadrome.

La Régie RNNESP a mandaté le groupement Océa consult’ et  valea conseil pour la réalisation d’une étude sur le recrutement post-larvaire de l’Etang Saint Paul. Les inventaires de terrain se sont étalés sur plus de 5 mois en 2016 entre mars et juillet.

Les principaux résultats de cette étude a montré que même si le canal Saint Charles permettait un recrutement, c’est l'embouchure de l'étang qui assure aujourd'hui la quasi-totalité du recrutement en poissons et crustacés indigènes de l'étang. L’étude note également que les ouvertures anthropiques du cordon littoral sont régulières : 15 ouvertures ont été observées au cours des 4 mois de l'étude entre mars et fin juin 2016 et que ces ouvertures brutales et répétées du grau de l'étang de Saint Paul sont nuisibles à l'installation des espèces de poissons et de crustacés diadromes.

De façon très pragmatique, il apparait utile de revoir, dans la mesure du possible, les modalités d’intervention concernant les ouvertures du cordon afin que celles-ci n'impactent plus la faune aquatique indigène. Il conviendrait à ce niveau d’étudier la possibilité d’entretenir un chenal permanent au niveau du cordon. Ce chenal serait dimensionné pour écouler le débit de l'étang (entre 800 l/s et 1,5 m3/s, soit une ouverture de 2 à 3 m de large répartie sur un ou plusieurs chenaux) à une cote significativement inférieure à la cote d'alerte fixée pour la protection des personnes et des biens (1,6 m NGR au pont de la Chaussée Royale). En première approche, la cote du plan d'eau pourrait être maintenue à une cote de 1,5 m NGR. 

Pour les espèces diadromes, une gestion plus douce et continue de l’ouverture du grau de l’étang permettrait d'une part de favoriser la montaison des post-larves et des juvéniles, mais également la dévalaison des larves et des géniteurs issus des eaux de l'étang. Une telle gestion favoriserait également le maintien de conditions de milieu nécessaires à l'installation et le développement des juvéniles de poissons et de crustacés au niveau des berges de la partie basse de l'étang.

Suite à cette étude la Régie RNNESP entreprendra les premiers essais de régulation des niveaux d’eau de l’Etang via l’aménagement d’un chenal au niveau du cordon littoral (sous réserve de l’obtention des autorisations administratives d’occupation du domaine public maritime).


L'actualité du service communication et tourisme

L'actualité du service communication et tourisme

L'exposition itinérante, mon étang à Saint-Paul, mi koné, mi aim, mi protèz inaugurée !

Mardi 7 novembre 2017, en présence de Cyril Melchior, 1er vice-président du Conseil Départemental de La Réunion, de Virginie Peron, élue à l’environnement à la Mairie de Saint-Paul et 1ère vice-présidente de la Régie RNNESP, de Isabelle Sigala, coordinatrice du réseau et de Nila Spitz, directrice de l’école Louise Siarane, l’exposition itinérante « Mon étang à Saint-Paul, mi koné, mi aim, mi protèz ! » a été inaugurée en compagnie des trois élèves de l’école et de leurs parents.

Véritable projet d’école construit sur l’année 2016-2017, l’exposition écrite par les élèves et l’équipe de la Régie RNNESP se compose de dix rolls up ludiques et colorés présentant les origines de l’étang Saint-Paul, la faune et la flore typique des zones humides, l’histoire et le patrimoine culturel, les dangers qui menacent l’étang ainsi que le rôle de la Réserve Naturelle Nationale Etang de Saint-Paul dans la protection de cet espace naturel fragile. Ainsi, photos et dessins d’enfants se mélangent aux textes pour créer un vrai discours en faveur de la protection de l’Etang Saint-Paul.

Au cours de l’inauguration, deux ambassadeurs, désignés par les enfants de l’école, se sont vu remettre leur diplôme et ont planté deux arbres indigènes (benjoin et bois d’olive noir), emblématiques de la flore indigène de l’ouest de La Réunion. Ils auront la charge, avec les autres élèves de prendre soin des arbres plantés.

Puis une visite de l’exposition avec les élèves et les élus s’est déroulée sous le préau de l’école.

Enfin, comme l’a souligné, Virginie Peron, cette exposition itinérante est prêtée gratuitement à l’ensemble des établissements scolaires de tout niveau et culturels (bibliothèques, médiathèques…) qui en font la demande auprès de la Régie RNNESP. Pour les modalités de prêt, il est conseillé de prendre contact avec la Régie RNNESP au 0262 70 28 88.

  


L'Etang Saint-Paul, site pilote pour les sports de nature

Dans le cadre de la commission communale des espaces sites et itinéraires (CCESI) de la ville de Saint-Paul, le site de l'Etang de Saint-Paul a été choisi comme site pilote.

Créée en mai 2017 et placée sous la coordination de la direction des sports de la ville, elle vise à pérenniser les sites sports de nature et favoriser la pratique du sport sur les espaces naturels.Fédérant de nombreux acteurs du sport, de la nature et de la culture (Office Municipal des Sports, Saint-Paul Ville d'art et d'Histore, Territoire de la côte ouest et la Régie RNNESP), la CCESI souhaite également générer de l’activité économique endogène et favoriser l’insertion des personnes éloignées de l’emploi par la création de nouveaux sentiers de randonnées. 

Pleinement engagée dans cette démarche, la Régie RNNESP travaille à la construction de cinq sentiers pédestre pour une distance totale de 20 kilomètres sur et aux abords du périmètre de la Réserve Naturelle Nationale Etang de Saint-Paul. Balisés et agrémentés de panneaux d'informations en français et en anglais sur la faune, flore, l'histoire et les patrimoines de l'Etang Saint-Paul, ces sentiers seront adaptés à toute la famille. Les premiers sentiers seront balisés dès la fin de l'année.