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Matinée d'information technique contre les mouches des fruits

Matinée d'information technique contre les mouches des fruits

La Régie RNNESP, gestionnaire de la Réserve Naturelle Nationale (RNN) Etang de Saint-Paul, et ses partenaires (la Chambre d’Agriculture, la FDGDON et l’Armeflhor) ont organisé une matinée d’information technique sur la lutte contre les mouches des fruits à destination des professionnels (agriculteurs, pépiniéristes….) ainsi que le grand public en présence de Joseph SINIMALE, président de la Régie RNNESP. Plus de 70 personnes (jardiniers, agriculteurs, associations, collectivités)  se sont rassemblés sur le Tour des Roches à Saint-Paul pour comprendre ce fléau agricole, qui s’est installé dans les champs et jardins.

Dès 2017, la Régie RNNESP s’est mobilisée contre la Bactrocera dorsalis (B. dorsalis) à La Réunion, en mettant en place un réseau de surveillance départemental en lien avec les services du Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation. Ce réseau a démontré la présence de la B. dorsalis sur la RNN Etang de Saint-Paul et sur le reste de l’île.

Pendant cette matinée, les techniciens de la Régie RNNESP et de la Chambre d’Agriculture ont rappelé que les mouches des fruits et légumes sont présentes depuis plusieurs années à La Réunion. Néanmoins, l’arrivée de la B. dorsalis bouleverse les méthodes de lutte traditionnelle car cette nouvelle mouche à un spectre d’invasion plus large et une reproduction très prolifique. En effet, celle-ci possède une gamme de plantes hôtes importantes (plus de 300) qui ne sont pas inféodées uniquement aux zones agricoles. En plus de sa fécondité très élevée, 1 500 œufs par femelle au cours du cycle de vie qui dure deux mois, elle est capable de pondre ses œufs même dans les fruits et légumes immatures dont l'épiderme est encore dure, ou dans les fruits et légumes se trouvant au sol non commercialisables ou non-consommables. En 2018, selon les exploitations les pertes engendrées par la mouche orientale variaient entre 30% et 100%. La Bactrocera dorsalis est extrêmement virulente.

Pour parvenir à contenir l’expansion des mouches, la lutte chimique est inefficace et inutile. Cette lutte doit être collective et intégrée. La lutte collective impliquant aussi bien les agriculteurs que le grand public possédant des arbres fruitiers ou des productions maraichères est primordiale. Les gestionnaires d’espaces publics, conviés à cette matinée, avec des plantes hôtes devront également participer à lutte. Cette lutte se traduit notamment par la prophylaxie, la mise en place d’augmentorium, de pièges à phéromones. Par ailleurs des dispositifs d’enherbement avec des plantes favorisant les auxiliaires peuvent participer à la lutte. L’accent a été mis sur la nécessité de créer un front de lutte commun contre ces ravageurs. L’ensemble des acteurs, du producteur au consommateur, doivent participer à cette lutte pour que les résultats soient significatifs.

L’ensemble des usagers présents se sont sentis très concernés et ont salué la Régie RNNESP et ses partenaires pour cette matinée d’information.

La présentation de la matinée technique est disponible ici :https://reserve-etangsaintpaul.fr/documentation/16-documents-pedagogiques-et-touristiques/433-mouches-des-fruits-presentation

Vidéo de la matinée d'information technique


L'accompagnement des agriculteurs en MAEC

L'accompagnement des agriculteurs en MAEC

La Régie RNNESP a recruté en 2018 une animatrice MAEC compétente sur le territoire de Saint-Paul. Chaque année, les exploitants engagés en Mesure AgroEnvironnementale et Climatique (MAEC) doivent télédéclarer leur réengagement sur le site TELEPAC. En effet, chaque agriculteur contractualise cet engagement pour une période de 5 ans. La campagne TELEPAC se déroule du 1er avril au 15 mai de l'année concernée. L’agriculteur a alors le choix d’effectuer sa télédéclaration seul ou de solliciter un accompagnement.

Sur l’ensemble des agriculteurs de Saint-Paul, 1/3 d’entre eux a souhaité être accompagné par l’animatrice MAEC de la Régie RNNESP. Des nouveaux agriculteurs ont aussi eu l’occasion de s’engager dans cette démarche. Par ailleurs, l’ICHN se faisant en parallèle de la MAEC, les deux dossiers étaient alors remplis simultanément. Quelques nouveaux engagés ont construit leur dossier avec l'appui de l'animateur de la Régie dont un agriculteur du Tour des Roches. Au final, 36% des personnes engagées en MAEC se sont faites accompagnées par l’animatrice de la Régie RNNESP en 2019.

Par ailleurs, la proximité du lieu de télédéclaration a satisfait les agriculteurs. Plus particulièrement, ceux ayant des difficultés avec l’outil TELEPAC, situés dans les zones rurales les plus éloignées ou encore ceux ne disposant pas d'un accès à internet suffisant.

De plus, chaque rencontre animateur-exploitant permet de remettre à ce dernier une pochette et un livret construit au sein de la Régie pour les agriculteurs de Saint-Paul et ce gratuitement. Ils sont nombreux à avoir fait un retour positif sur ces documents résumant la réglementation, l’essentiel sur l’engagement MAEC ainsi que chaque cahiers des charges. Les agriculteurs pourront ainsi les consulter régulièrement sans avoir à rechercher des informations à l'extérieur ou sur internet. Actuellement, un tiers des agriculteurs engagés est en possession de ces documents.

L'animatrice est disponible toute l’année pour accompagner les agriculteurs dans leurs choix ou répondre à leurs questionnements. L’animatrice, Anne-Gaëlle LATERRIERE est joignable au 06 93 91 11 21 ou au 02 62 70 28 88 sur les horaires d'ouverture de la Régie RNNESP.


1er chantier nature à la Réserve Naturelle

1er chantier nature à la Réserve Naturelle

Suite à une demande importante des visiteurs et usagers lors de nos diverses rencontres (stand d'information, visites guidées...), la Régie RNNESP a décidé d'organisé le samedi 25 mai 2019 a été organisé le premier chantier nature à la Réserve Naturelle Nationale Etang de Saint-Paul.

Ce chantier nature, encadré par deux agents de la Régie, consiste à reconquérir de la biodiversité sur des secteurs de RNN Etang de Saint-Paul touché par la prolifération d'espèces exotiques envahissantes. Pour cette première opération le site de la prairie humide a été choisi. En effet ce site est colonisé sur certains secteurs par les espèces suivantes Pluchea rufescens, le Sesbania bispinosa et le Schinus terebinthifolius et menacent la végétation indigène tel que le riz marron (Paspalidium geminatum).

Cette opération bénévole est le premier volet de la restauration de la prairie humide. Dans les prochaines semaines, une opération mécanique avec des machines sera organisée pour restaurer les secteurs sud et sud-est de la prairie humide dans le cadre de l'appel à projet porté par l'Agence Française pour la Biodiversité.

Retrouvez le chantier en vidéo ici : Vidéo du chantier nature


Concours photo : Les zones humides de La Réunion

Concours photo : Les zones humides de La Réunion

La Régie RNNESP, organisme gestionnaire de la Réserve Naturelle Nationale Etang de Saint-Paul, organise son premier concours photo gratuit et ouvert à tous du 15 avril au 15 septembre 2019.

Le thème retenu pour cette première édition est "Les zones humides de La Réunion".  Il vise à sensibiliser le public à la variété des zones humides présentes sur le département de La Réunion et aux trésors de biodiversité qu’elles préservent mais également il cherche à montrer les liens qu'entretiennent nos sociétés avec elle. En effet, une zone humide peut prendre différentes formes. Comme le rappelle le code de l'environnement, les humides sont « terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d'eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire; la végétation, quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l'année». (Art. L.211-1). Cela correspond aux étangs, mares, marais, embouchures de rivières et ravines, tourbières, prairies humides, pandanaies, récifs coralliens…

 Le concours photo comprend 5 catégories :
- FAUNE : Photographie d’une espèce animale présente dans une zone humide de La Réunion.
- FLORE : Photographie d’une espèce végétale présente dans une zone humide de La Réunion.
- PAYSAGES ET ESPACES NATURELS  : Photographie d’ambiance d’un paysage d’une zone humide de La Réunion.
- LES HOMMES : Photographie présentant les liens qu’entretiennent les hommes avec une zone humide de La Réunion (agriculture, pêche, tourisme...)
- INSOLITE : Photographie artistique (lumière, ombre, graphisme…) d’une zone humide de La Réunion.

Sept prix seront décernés aux gagnants au mois de novembre prochain répartis ainsi : 1 grand prix toute catégorie, 5 prix par catégorie et 1 prix du public (votation par sur internet)

La date limite de participation est fixée au 15 septembre 2019 à 23h59.

Les photos primées seront exposés sur l'année 2019-2020 à la Maison de la Réserve Naturelle Etang de Saint-Paul.

Le règlement du concours photo est disponible en téléchargement ici : Règlement concours photo

Pour en savoir plus sur les zones humides, retrouver ci-après la liste des zones humides répertoriées par la DEAL : Liste des zones humides de La Réunion (source DEAL)

 


La visite des experts Ramsar à l'Etang Saint-Paul

La visite des experts Ramsar à l'Etang Saint-Paul

En juin 2018, le préfet de La Réunion, Amaury de Saint-Quentin déposait officiellement auprès du Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire la demande d’inscription de l’Etang Saint-Paul au titre de Sites d’Importance Internationale Ramsar, traité international qui prône la conservation et l’utilisation rationnelle des zones humides.

Les 3 et 4 avril 2019, la délégation Ramsar, composée d’un expert du Muséum Nationale d’Histoire Naturelle, de l’Association Ramsar France et d’un représentant du Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire, est venue expertiser le dossier localement et rencontrer les différentes parties prenantes au dossier (Commune de Saint-Paul, Territoire de la Côte Ouest, ONF, Fédération de pêche, Département…)

Olivier Tainturier, le sous-préfet de Saint-Paul, en qualité de président du Comité Consultatif de la Réserve Naturelle Nationale Etang de Saint-Paul et du comité de suivi du projet Ramsar, et Joseph SINIMALE, président de la Régie RNNESP, ont accueilli la délégation le 4 avril pour convaincre les experts de la nécessité de labelliser de l’Etang Saint-Paul.

Comme l’ont souligné le Sous-préfet et le Président de la Régie RNNESP, la labellisation, qui s’inscrit dans une démarche nationale et internationale de préservation des zones humides, est un atout pour le rayonnement international, l’éco-tourisme et le développement économique responsable et durable de la ville de Saint-Paul. Devenir Site d’Importance Internationale Ramsar, témoignera des trésors de biodiversité qu’abrite l’Etang Saint-Paul et les ravines adjacentes, inscrits au périmètre Ramsar (485 hectares). Il permettrait ainsi à l’Etang Saint-Paul de devenir la figure de proue des zones humides réunionnaises.

Par ailleurs, cette labellisation souligne la qualité du travail de gestion de la Régie RNNESP depuis 2015, pour la préservation de la plus grande zone humide littorale des Mascareignes. En effet, ce projet de labellisation, inscrit au plan de gestion 2015-2020 de la Réserve Naturelle Nationale Etang de Saint-Paul et porté par la Régie RNNESP, a été validé par l’ensemble des instances scientifiques et politiques locales l’année dernière.

Les experts Ramsar, dès leur retour à Paris, rédigeront un rapport présentant les atouts et les préconisations à prendre en compte avant une ultime consultation auprès du Groupe National Milieux Humides et de la Commission Espaces Protégés du Conseil National de la Protection de la Nature. Une fois validée par ces deux instances, l’Etat français déposera la demande d’inscription au Secrétariat Ramsar, situé en Suisse.

L’ensemble des acteurs souhaitent que l’Etang Saint-Paul devienne le 49ème site français inscrit à la liste des sites d’importance internationale de Ramsar. Une réponse définitive devrait nous parvenir avant la fin de l’année 2019.

Pour en savoir plus sur le projet de labellisation de l'Etang Saint-Paul au titre de la convention Ramsar, veuillez cliquer ici

Photos : De gauche à droite  : M. Jean Philippe SIBLET (Museum National d'Histoire Naturelle) ; Jean-Michel MAURIN (DEAL Réunion); M. Olivier TAINTURIER (Sous-préfet de Saint-Paul); M. Joseph SINIMALE (Président Régie RNNESP) et M. Bastien COIC (Association Ramsar France)


Le 2 février, célébrons l'Etang Saint-Paul et les zones humides

Le 2 février, célébrons l'Etang Saint-Paul et les zones humides

Le 2 février 2019, sur l’aire de pique-nique de Savanna, la Réserve Naturelle Nationale de l’Etang Saint-Paul, en partenariat avec l’Office de l’Eau, célèbre une nouvelle fois la Journée Mondiale des Zones Humides (JMZH).

Cette manifestation internationale, créée sur l'initiative de la Convention Ramsar, a pour but d'informer la population sur le rôle crucial que détient les zones humides comme régulateur dans les équilibres naturels mais également comme régulateur au sein de nombreuses communautés humaines. Pour rappel, la Convention sur les zones humides, appelée Convention de Ramsar, est un traité intergouvernemental qui sert de cadre à l’action nationale et à la coopération internationale pour la conservation et l’utilisation rationnelle des zones humides et de leurs ressources.

La Convention Ramsar met en lumière les zones humides au travers d'un thème fort lors des (JMZH). Cette année, il s'agit du rôle des zones humides dans le changement climatique.

L'Etang Saint-Paul est cette année doublement concernée par cette manifestation :
 - tout d'abord, en raison de la superficie de l'Etang Saint-Paul (plus de 440 hectares) qui fait de lui la plus grande zone humide littorale des Mascareignes.
- Ensuite en raison de la volonté d’inscrire l'Etang Saint-Paul comme " Zone Humide d'importance Internationale".

Ainsi pour cette journée, toutes les activités (visites guidées, ateliers…) sont gratuites et ouvertes à tous. Elles permettront de découvrir ce qu’est une zone humide, comment elle est protégée et comment celle-ci contribue au maintien des équilibres naturels.

Le 2 février 2019, sur l’aire de pique-nique de Savanna, la Réserve Naturelle Nationale de l’Etang Saint-Paul, en partenariat avec l’Office de l’Eau, célèbre une nouvelle fois la Journée Mondiale des Zones Humides (JMZH).

Cette manifestation internationale, créée sur l'initiative de la Convention Ramsar, a pour but d'informer la population sur le rôle crucial que détient les zones humides comme régulateur dans les équilibres naturels mais également comme régulateur au sein de nombreuses communautés humaines. Pour rappel, la Convention sur les zones humides, appelée Convention de Ramsar, est un traité intergouvernemental qui sert de cadre à l’action nationale et à la coopération internationale pour la conservation et l’utilisation rationnelle des zones humides et de leurs ressources.

La Convention Ramsar met en lumière les zones humides au travers d'un thème fort lors des (JMZH). Cette année, il s'agit du rôle des zones humides dans le changement climatique.

L'Etang Saint-Paul est cette année doublement concernée par cette manifestation :
 - tout d'abord, en raison de la superficie de l'Etang Saint-Paul (plus de 440 hectares) qui fait de lui la plus grande zone humide littorale des Mascareignes.
- Ensuite en raison de la volonté d’inscrire l'Etang Saint-Paul comme " Zone Humide d'importance Internationale".

Ainsi pour cette journée, toutes les activités (visites guidées, ateliers…) sont gratuites et ouvertes à tous. Elles permettront de découvrir ce qu’est une zone humide, comment elle est protégée et comment celle-ci contribue au maintien des équilibres naturels.

Pour connaître tout le programme cliquez ici


L'agence française de la biodiversité soutient le projet de restauration de la prairie humide

L'agence française de la biodiversité soutient le projet de restauration de la prairie humide

L'Agence Française pour la biodiversité a sélectionné le projet de restauration de la prairie humide de Savanna présenté par la Régie RNNESP dans le cadre de l’appel à projets « Initiatives pour la reconquête de la biodiversité dans les outre-mer » en avril 2018.

La Régie RNNESP lancera la restauration de la prairie humide en 2019 sur une superficie de 4.71 ha, pour reconquérir la biodiversité et rétablir la fonctionnalité de ce site. Cet objectif est important pour la Réserve Naturelle ; il est inscrit dans le Plan de Gestion 2015-2020 de la RNN. Il s’inscrit aussi plus largement dans l’axe 2 et l’objectif 2.1 de la Stratégie Réunionnaise pour la Biodiversité 2013-2020 : « Restaurer les habitats d’espèces patrimoniales – Faune et Flore ».

Les travaux correspondent à la seconde phase du projet de restauration initié en 2012 ; ils consistent en l’arrachage des EEE arbustives, soit à l’aide d’une pelle mécanique « araignée » pour les individus de grandes dimensions, soit à l’aide d’outils manuels pour les individus les plus petits.

Le projet présenté sera ainsi soutenu financièrement par l’AFB, à hauteur de 16400 euros.


Travaux : conforter la présence de Stuckenia pectina

Travaux : conforter la présence de Stuckenia pectina

La Régie RNNESP vient d’intervenir pour ré-ouvrir le canal prolongeant en aval côté montagne le lieu-dit « Moulin à eau ». Cet espace présentait un fort risque d’atterrissement (débris d’origine anthropique et naturelle, végétalisation croissante par des Espèces Exotiques Envahissantes,…) alors même qu’on y trouve une gravière propice à Stuckenia pectinata (anciennement Potamogeton pectinatus). Après une première intervention 2017 pour enlever les songes et autres végétaux exotiques envahissants une nouvelle action de restauration vise à permettre l’accroissement de la taille de cette population.

Contrairement aux travaux effectués précédemment, Stuckenia pectinata était déjà présente sur le site d’intervention, ce qui rendait nécessaire un travail entièrement manuel pour permettre une action plus fine. En pratique, deux trajets de prospection ont d’abord été menés depuis les bords du canal afin de vérifier ou d’identifier les points de présence.

Ensuite, les différentes portions du canal ont été ouvertes de la façon suivante :

1 -  En l’absence de S. pectinata 

  • Sur les rives : coupe à blanc avec enlèvement des rhizomes côté réserve et simple coupe d’éclaircissement côté montagne, ce afin de conserver des zones d’ombrage favorables au repos notamment des crustacés.
  • Dans le canal : Progression en remontant le courant. Enlèvement des EEE flottantes et enracinées. Pas d’intervention particulière sur le substrat.

2 – En présence de S. pectinata :

  • Sur les rives : coupe à blanc avec enlèvement des rhizomes dans la mesure du possible des deux côtés au niveau des points de présence ainsi qu’à 1 mètre en amont et en aval, afin de ralentir la refermeture du milieu à ces endroits clés et favoriser la dispersion de S. pectinata.
  • Dans le canal : Progression en remontant le courant. Enlèvement des EEE flottantes et enracinées, avec évitement des spots de S. pectinata ; Puis passage dans ces plants avec des outils de terrain sélectifs afin d’éviter l’arrachement ou l’écrasement mais permettre l’enlèvement des branchages, feuillages et déchets anthropiques. Pas d’intervention particulière sur le substrat.

Enfin, les différents débris, déchets ou plantes extraits du canal ont été récoltés et amenés sur un site de stockage à proximité pour séchage en attendant leur enlèvement. Le site restauré est ainsi propre à accueillir le public.

Pour rappel, même si elle pousse dans l’eau, Stuckenia pectinata est une phanérogame - soit une plante à fleurs et avec des racines – et non pas une algue. Cette espèce indigène est classée CR à l’échelle de la Réunion, c’est-à-dire en danger critique d’extinction et elle est protégée par arrêté ministériel du 27 octobre 2017.


La nouvelle mouche des fruits : Bactrocera dorsalis

La nouvelle mouche des fruits : Bactrocera dorsalis

Depuis avril 2017, une nouvelle espèce de mouche des fruits est arrivée dans notre île : il s'agit de la mouche orientale des fruits Bactrocera dorsalis, originaire d’Asie du Sud-Est, très dangereuse pour nos mangues mais aussi pour de nombreuses autres espèces de fruits et légumes.

Les mouches des fruits se reproduisent en déposant plusieurs dizaines d'œufs à l'intérieur des fruits. Au bout de quelques jours, les œufs donnent naissance à des asticots qui se nourrissent de la pulpe du fruit. Puis s'enfouissent dans le sol avant de se transformer en mouches adultes. Ce cycle dure moins d'un mois et génère des milliers de nouvelles mouches.

La meilleure solution pour se protéger des mouches des fruits est de les empêcher de se reproduire en détruisant les fruits piqués tombés au sol. Il suffit de ramasser tous les fruits tombés au sol, pour les placer dans un sac poubelle bien fermé. Puis laisser le sac pendant 15 jours au soleil pour tuer les œufs et les larves. Enfin, videz le sac au pied des arbres car cela apporte un bon compost gratuit pour votre terrain.

Afin de mieux orienter les usagers et de leur apporter de plus amples conseils un document a été réalisé par les services de l'Etat, les acteurs de l'agriculture et la Régie RNNESP. Vous pouvez le télécharger ici.


Un réseau de surveillance de la Bactrocera dorsalis

Depuis la détection de la Bactrocera dorsalis, le service des Affaires Agricoles de la Régie RNNESP travaille activement en partenariat avec l’interprofession (DAAF, Chambre d’Agriculture, FDGDON, les agriculteurs…) à la mise en place d’un réseau de surveillance renforcé sur la commune de Saint-Paul. 

Bactrocera dorsalis est une espèce tropicale extrêmement polyphage avec un spectre de plus de 300 plantes hôtes (cultivées et sauvages). La mangue et le piment, cultures pivots de la RNN Etang de Saint-Paul, font partie des hôtes de ce ravageur. Le service Agricole des Affaires Agricoles a pris grand soin d’établir un réseau de surveillance spécifique à la RNN Etang de Saint-Paul, qui s’inscrit lui-même dans un réseau global de surveillance à l’échelle du département.

L’ensemble des agriculteurs de la RNN Etang de Saint-Paul sont concernés par la détection de cette nouvelle mouche car ils craignent pour la productivité de leur exploitation. Avec le concours des exploitants treize pièges ont été disposés sur la zone de protection modérée de la RNN Etang de Saint-Paul, où les activités agricoles y sont autorisées, (cf carte). Un bilan complet de la situation phytosanitaire sera établi au niveau de l’ensemble de l’île pour juin 2017 par l’interprofession afin de développer une stratégie collective impliquant aussi bien les professionnels du secteur agricole que la population réunionnaise. 

Pour rappel, il est notamment demandé aux personnes qui possèdent ou gèrent des arbres fruitiers ou cultivent des légumes, de ramasser l’ensemble des fruits et légumes tombés au sol, de les enfermer hermétiquement dans un sac poubelle et de laisser ce sac exposé pendant au moins 15 jours au soleil en le maintenant toujours fermé. Passé ce délai de 15 jours, les résidus peuvent être compostés.